© D. Rappez

Quelques notes prises pendant le travail :

 

Chose au sens de ce qui est là, offerte au regard par la figure, chose matérielle qui opère une donation par le tact, un toucher de la vue.

 

Faire des petits tableaux pour ne pas disperser le regard, pour éviter l’élan physique qui nécessairement résulte de cette dispersion, pour ne pas défaire le toucher de la vue.

 

La visibilité : la manifestation (manufendus : que l’on peut toucher avec la main), vision qui rencontre, qui touche comme la main.

 

Cette pensée de Valery lue dans les cahiers : « se remettre à l’informe pour retrouver la forme ». Par informe faut-il entendre hasard, non voulu, car rien de ce qui existe est informe au sens strict ?

 

Faire des tableaux qui soient autant des choses que des images.

 

Penser la figure en tant que qualification de l’étendue, non en tant que frontière. Qualité plutôt que quantité, bien que toujours ensemble mais distinctes.

 

Ce qui est directement reconnaissable induit une classification et par-là une forme de repos. Des figures équivoques pour maintenir le questionnement de l’œil et de la pensée toujours en quête de ce qui est déjà connu, non pas pour déstabiliser mais pour maintenir la sollicitation.